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    Funérailles du père André Molière

Funérailles du père André Molière

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  • 12 mars 2015
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Le père André Molière, né en 1926, ordonné en 1952, prêtre du diocèse de Lyon, est décédé samedi 7 mars 2015.
Mercredi 11 mars, ses funérailles ont été célébrées à 10h, en l’église Saint-Louis, à Roanne (37 rue Brison). L’église était pleine, merci à tous pour votre présence et vos prières.

Nous le confions à la tendresse du Seigneur et assurons sa famille de nos prières.


Le Père André Molière, né le 16 février 1926 à Cours.
Ordonné le 28 juin 1952. Vicaire à Ste Barbe de St Etienne. Aumônier du lycée de garçons de Roanne et coordinateur de la pastorale scolaire pour le Roannais en 1958.
Aumônier du centre hospitalier de Roanne de 1977 à 2002, et adjoint à la pastorale de la santé pour l’archidiaconé de Roanne de 1985 à 1991. Chargé de la pastorale des sectes et nouvelles croyances dans le Roannais de 1996 à 2002 Prêtre auxiliaire à la paroisse St Paul en Roannais en 2002. Décédé le 7 mars 2015.

Cliquez ici pour télécharger les textes lus pendant les funérailles et l’homélie en entier.

Homélie pour les funérailles du Père André Molière, par le Père Xavier Grillon.

Merci à tous pour votre présence, aux prêtres du Roannais et à ceux venus de Lyon, pour entourer la famille, les amis... André est comme un grand frère dans le ministère de prêtre. Nous sommes tous émus de sa disparition si rapide.

Nous connaissons bien cet évangile des disciples d’Emmaüs. (…) Certainement, André a partagé la lecture de cet évangile, il l’a ruminé, illustré, commenté… de nombreuses fois en 63 années de ministère de prêtre. C’est que cet évangile est un véritable chemin de vie chrétienne. Nous voyons les disciples d’Emmaüs passer de l’aveuglement à la reconnaissance de Jésus ressuscité, de la tristesse à la joie, d’un cœur lent à croire à un cœur brûlant, de l’éloignement de Jérusalem au retour dans la communauté. Ce récit comporte en lui-même une pédagogie pour une catéchèse eucharistique avec les 4 temps de la messe : l’accueil par la rencontre entre les disciples et Jésus, la Parole de Dieu lorsque Jésus interprète les Ecritures, l’Eucharistie par la bénédiction et le partage du pain par Jésus, et l’envoi lorsque les disciples se lèvent et retournent à Jérusalem.

Mais de ce récit, je retiens trois attitudes de Jésus pour entrer dans le texte et éclairer la vie d’André. En trois tableaux.

Premier tableau : « Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. »

Nous avons ici toute la proximité de Jésus avec chacun de nous. Jésus s’approche parce qu’il désire la rencontre, il veut entrer en relation, il s’intéresse à nous, il veut partager nos joies et nos peines. (…) Nous croyons que notre Dieu s’est incarné en Jésus-Christ pour toucher notre humanité et nous apporter la lumière et le salut.
Le souci de la proximité avec les gens est une caractéristique d’André. Que ce soit en quartier populaire, non pas à l’ombre mais au « Soleil » des terrils de St Etienne, ou comme jeune prêtre en soutane courant avec les jeunes dans la cour du lycée Jean Puy, ou auprès des malades de l’hôpital de Roanne, des détenus de la maison d’arrêt, avec sa familles et les paroissiens, des veuves et veufs d’Espérance et vie, avec les résidents du foyer Alain Lefranc… André a cherché à s’approcher de ses contemporains, pour les écouter, les comprendre, partageant leurs réalités, marchant avec euxAndré avait une manière chaleureuse d’accompagner les familles en deuil. « Il a célébré beaucoup de funérailles et il doit avoir un sacré comité d’accueil au ciel maintenant », disent ses amis. Avec Sœur Geneviève, il a pris soin des indigents sans famille, en célébrant leurs funérailles avec une attention particulière.
Marcher avec, c’est pour André constituer des équipes des chrétiens partageant avec lui la mission qu’il avait reçue. De 1978 à 2003, à l’hôpital comme à Bonvers, André a constitué des équipes et confié aux laïcs la responsabilité des visites dans les services. Marcher avec, c’est faire confiance, encourager, guider et suivre en même temps. A l’hôpital, André était proche de tout le personnel : le directeur, les chirurgiens, les infirmières et les « dames de la lingerie ».
Au soir de sa vie, André me demandait encore des nouvelles du Roannais, les personnes et les projets. « C’est pour ma prière », disait-il, dans un sourire…

Deuxième tableau : « Jésus leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. »

Le deuxième tableau, c’est celui de Jésus enseignant. En bon pédagogue, Jésus interroge, il encourage les disciples à formuler leur questions, à délimiter le blocage, l’aveuglement de leur cœur, pour qu’ils puissent dire : « Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël ». Ensuite seulement, quand les disciples ont pu pointer leurs doutes, Jésus donne son enseignement. (…).
Au lycée Jean Puy pendant 22 ans, de 1958 à 1977, André sait toucher le cœur des jeunes. Les rencontres étaient bien autre chose qu’un enseignement magistral. André privilégie l’expérience d’une rencontre avec le Seigneur. Et l’aumônerie du lycée, ce sont aussi des camps de jeunes en vélo ou à pieds, en Alsace, Autriche, Pays Basque, Haute-Provence. Tout bon aumônier de jeunes sait bien que la foi se comprend aussi par les pieds… et se transmet avec une guitare…
André enseignant, c’est son accompagnement de la paroisse universitaire à Roanne. Il a su faire venir jusqu’à Roanne, au-delà du Pin Bouchin, les grandes figures enseignantes de la faculté de théologie de Lyon, à cette époque. Son souci de donner sens au mystère de Dieu et aux évolutions de l’Eglise autour du Concile Vatican II entraîne beaucoup de chrétiens dans les études de théologie, pour mieux servir l’Eglise et le monde.
Passionné d’œcuménisme, il participe au dialogue entre chrétiens des diverses confessions à Roanne.

Troisième tableau : « Quand Jésus fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna ».

A table dans l’auberge d’Emmaüs, Jésus prend le pain, le bénit, le partage et le donne aux disciples. C’est toute sa vie qu’il donne à nouveau, c’est son corps et son sang, c’est sa présence d’amour. Voici l’ultime signe de Jésus, le signe de l’Eucharistie qui ouvre les yeux des disciples. Alors ils comprennent combien leurs cœurs brûlaient d’amour en écoutant les paroles de Jésus. Jésus disparaît physiquement, mais sa présence est bien réelle. (…).
Durant sa vie de prêtre, André a célébré l’eucharistie : 63 ans de fidélité ! Toute sa vie est donnée, au service de la rencontre avec Jésus-Christ. Car André savait bien, comme dit l’apôtre St Paul aux chrétiens de Rome, « qu’aucun d’entre nous ne vit pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur. Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur ».
Au soir de sa vie, André désirait rester encore avec le Seigneur, partager et recevoir son pain de vie. Avec Antoine et René, il a vécu intensément le moment où il a reçu l’onction des malades et une des dernières communions. Tous les trois, vous avez prié le psaume 130, chanté tout à l’heure : « Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ». Un psaume qui parlait au cœur d’André, de confiance dans le Seigneur, confiance en la résurrection et la rencontre personnelle avec Dieu : « Attends le Seigneur, maintenant et à jamais ».

Conclusion

Une personne habituée à l’accompagnement des personnes en fin de vie nous expliquait comment les grands malades, au soir de leur vie, demandent souvent l’heure. Ainsi les infirmières avaient mis à André sa montre à son poignet. Vendredi, veille de sa mort, André quitte sa montre et la pose sur la table près de son lit. C’est que l’heure de la grande rencontre avec le Seigneur est arrivée. C’est l’espérance que nous partageons et célébrons, l’espérance en la résurrection.
La vie d’André, présentée ici en trois tableaux, selon les trois attitudes de Jésus dans cet évangile des disciples d’Emmaüs, est une invitation à l’action de grâce. Merci Seigneur pour ton enfant et serviteur, André, prêtre, par qui tu as réalisé tant de rencontres, de soutien et de d’éveil à ta présence d’amour.
Cette vie d’André en trois tableaux, c’est aussi pour nous une invitation à vivre la fraternité en proximité, à recevoir dans la Parole de Dieu la lumière pour notre vie, et à partager la présence du Seigneur Jésus dans le pain de l’Eucharistie et le service de tous. Que ton Esprit, Seigneur Jésus, conforte notre foi en la résurrection et nous encourage à toujours mieux aimer comme tu nous as aimés.

Chants pour les funérailles (entre autres)

- O Seigneur, je viens vers toi E116 (partition)
- Je crois que mon Sauveur est vivant SL 33-5 (partition)
- Sanctus Al 179
- Agneau de Dieu A 221-1
- Pain véritable D 103 (partition)
- Entre les mains de notre Père, pour l’adieu (voir parole ci-après). Ce chant était au programme de l’Assemblée chantante du 22 février dernier. Si c’est le cas pour vous, apportez la partition de ce chant.
- Psaume 129-130 : Je mets mon espoir dans le Seigneur (Z129) (partition) ; des profondeurs, je cris vers toi."

Entre les mains de notre Père

1. Entre les mains de notre Père
où l’homme est appelé
du fond de sa misère,
Nous te laissons partir ;
Le Dieu qui a pétri
Au corps de Jésus-Christ
Ta chair et ton esprit
Saura bien t’accueillir
Ta place est pour l’éternité
Entre les mains de notre Père.

2. Entre les mains de notre Père
Plus douces que nos mains
Plus fortes que la terre,
Nous déposons ton corps ;
Le Dieu qui a donné
L’amour et l’amitié
Ne peut nous séparer
A jamais par la mort :
Un jour nous ne serons plus qu’un
Entre les mains de notre Père.

3. Entre les mains de notre Père
Qui voit chaque douleur,
Qui sait toute prière,
Nous retrouvons l’espoir :
Le Dieu qui est venu
Nous dire par Jésus
La joie de son salut
Ne peut pas décevoir !
Comment ne pas reprendre cœur
Entre les mains de notre Père.

En savoir plus

Paroisse Saint Paul en Roannais
permanences à la cure Ste Anne :
lundi de 14h00 à 18h30
et du mardi au vendredi de 9h00 à 12h00 et 14h00 à 18h30.
Contact : 04 77 71 33 81

1 réaction


11 mars 2015 23:24, par TIXIER jean-guy

j’ adresse toutes mes plus sincères pensées et prières au père André Moliére mon aumônier de lycée et qui à officié mon sacrement de mariage même si les distances nous séparaient, je pensais régulièrement à lui quand j’ avais besoin de reprendre des forces spirituelles. C’ est lui qui m’ a aidé à découvrir " qui est DIEU " et le faire vivre au travers de ma foi, dans ma vie quotidienne. 
 Je salue l’ homme d’église et surtout l’ humain que j’ ai eu le bonheur de rencontrer.

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