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    Sacrement du Pardon

Sacrement du Pardon

A l’occasion de chaque grande fête liturgique (Noël, Pâques, Pentecôte, Toussaint…), vous pouvez vivre le sacrement de la Réconciliation lors des célébrations pénitentielles.


Au cours de la célébration, nous écoutons la Parole de Dieu et nous vivons un temps de réflexion personnelle sur notre vie. A l’issue de cette célébration vécue en Eglise, les personnes intéressées peuvent rencontrer individuellement un prêtre pour recevoir le sacrement du Pardon. Ces Célébrations ont lieu avant chaque grande fête liturgique (Noël, Pâques, Pentecôte, Toussaint…).

LE SENS DU SACREMENT DE RÉCONCILIATION

"Et moi, au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, je te pardonne tous tes péchés."

Que peut nous apporter le sacrement de réconciliation ?

Le sacrement de réconciliation est une rencontre avec Dieu qui se réalise par le moyen d’une rencontre avec un prêtre.
On regarde sa vie devant Dieu en pensant à son amour miséricordieux. Cette rencontre nous transforme spirituellement.

Ce sacrement connaît actuellement une désaffection marquée ; beaucoup ont abandonné la pratique de la confession. Cependant actuellement on n’a jamais autant confessé : dans les émissions nocturnes de radio, dans la rubrique "cœur" des magazines, sur le divan des "psy"...Il y a une exigence de communication personnelle dans la société technologique ou nous vivons.
Le sacrement de réconciliation apporte une réponse significative à cette exigence. Il répond à un besoin profond du cœur humain. Ce sacrement nous procure la paix du cœur, allège notre conscience sur la quelle pèse parfois une forte culpabilité. Il nous donne aussi une force pour nous guérir de nos faiblesses et apporte un élan à notre vie chrétienne.

Pourquoi appelle-t-on "sacrement de réconciliation"ce qu’on appelait "sacrement de pénitence" ou "confession" ?

Le mot "confession" indique seulement l’aveu des péchés. Le terme "pénitence" évoque l’expiation, la mortification. Ils sont insuffisants pour exprimer le pardon de Dieu.
Le mot " réconciliation" (utilisé de puis le concile Vatican II) exprime l’essentiel, qui est le pardon de Dieu dans la rencontre. L’expression "sacrement du pardon" convient aussi tout à fait.

Quel est le symbolisme du sacrement du pardon ?

Le symbole central du sacrement du pardon est la rencontre entre le prêtre et le pénitent.

Le pape Jean Paul II dans sa lettre aux prêtres sur le sacrement de réconciliation (Jeudi saint 2002) commente la rencontre de Jésus avec Zachée. (Luc 19,1-10) Il demande aux prêtres que le ministre du pardon, signe de Dieu Père, incarne pour le pénitent le visage du Bon pasteur. Il faut que le pénitent puisse rencontrer le Bon pasteur à travers le visage et la voix du confesseur.
La rencontre personnelle entre le confesseur et le pénitent est donc la forme ordinaire de la réconciliation sacramentelle et l’absolution collective a un caractère exceptionnel.

Quels sont les effets de l’absolution ?

On pense surtout au fait que l’absolution pardonne les péchés, mais elle fait plus que d’effacer, de pardonner les péchés. Elle opère une transformation, elle nous donne une grâce, une force qui nous libère de l’esclavage du péché. St Paul montre en effet que nous qui étions esclaves du péché, nous sommes affranchi du péché par le Christ (Romain 6,17-20)

Comment se passe le sacrement ?

Le sacrement est donné dans un dialogue entre le prêtre et le pénitent.

- Le pénitent peut exposer brièvement sa situation familiale, ce qui permettra au prêtre de le guider de manière plus personnalisée.
Le pénitent peut reprendre un passage de la Parole de Dieu qui l’a particulièrement éclairé.
Le pénitent avoue ses péchés de manière claire, simple et brève sans en cacher, mais sans entrer non plus dans les détails, puis demande le pardon de Dieu.

- Le prêtre aide le pénitent à mesurer la grandeur de l’amour de Dieu et de son pardon.
Si le prêtre l’y invite, le pénitent peut dire un acte de "contrition" c’est-à-dire de regret de ses péchés soit par des mots spontanés, soit par une prière classique.

- Le prêtre invite le pénitent à un acte concret ou à une prière qui manifeste une ferme volonté de vivre le pardon de Dieu. Cette prière ou cet acte donné au pénitent est appelée pénitence (on dit aussi réparation ou satisfaction) ; elle n’occulte pas les efforts personnels à vivre en vue de la transformation de vie. S’il est donné par le prêtre, il y a obligation pour le pénitent de vivre cet acte de pénitence avant sa prochaine confession.

- Le prêtre donne l’absolution, le pardon des péchés, de la part du Seigneur.
Le pénitent et le prêtre peuvent (il n’y pas d’obligation) ensuite prier ensemble, en disant le Notre Père, par exemple, ou en lisant un psaume.
Le prêtre conclut par une prière de louange et/ou une parole d’envoi.

Comment s’y préparer ?

- En méditant un passage de la bible : les textes bibliques du jour (présents dans le magnificat, le prions en église, l’évangile au quotidien), la parabole du fils prodigue, les Béatitudes etc.
- En examinant sa conscience : si je repense aux dernières semaines écoulées, qu’est-ce qui me rapproche de Dieu et des autres ou au contraire m’en éloigne ? (paroles, pensées, actes, attitudes…). Voir ici une aide pour l’examen de conscience.

Méditation du pape François

Lors de l’audience générale du 19 février 2014, le Pape François nous livre cette méditation sur le sacrement de la réconciliation.

Chers frères et sœurs, bonjour !

À travers les sacrements de l’initiation chrétienne, le baptême, la confirmation et l’Eucharistie, l’homme reçoit la vie nouvelle dans le Christ. Or, nous le savons tous, nous portons cette vie « dans des vases d’argile » (2 Co 4, 7), nous sommes encore soumis à la tentation, à la souffrance, à la mort et, à cause du péché, nous pouvons même perdre la vie nouvelle. C’est pourquoi le Seigneur Jésus a voulu que l’Église continue son œuvre de salut également à l’égard de ses propres membres, en particulier avec le sacrement de la réconciliation et celui de l’onction des malades, qui peuvent être réunis sous le nom de « sacrements de guérison ». Le sacrement de la réconciliation est un sacrement de guérison. Lorsque je vais me confesser c’est pour me guérir, me guérir l’âme, me guérir le cœur et quelque chose que j’ai fait qui ne va pas bien. L’icône biblique qui les exprime au mieux, dans leur lien profond, est l’épisode du pardon et de la guérison du paralytique, où le Seigneur Jésus se révèle à la fois médecin des âmes et des corps (cf. Mc 2, 1-12 ; Mt 9, 1-8 ; Lc 5, 17-26).

1. Le sacrement de la pénitence et de la réconciliation naît directement du mystère pascal. En effet, le soir même de Pâques, le Seigneur apparut aux disciples, enfermés au Cénacle, et, après leur avoir adressé son salut « Paix à vous ! », il souffla sur eux et dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis » (Jn 20, 21-23). Ce passage nous révèle la dynamique la plus profonde qui est contenue dans ce sacrement. Tout d’abord le fait que le pardon de nos péchés n’est pas quelque chose que nous pouvons nous donner nous-mêmes. Moi, je ne peux pas dire : je me pardonne mes péchés. Le pardon se demande, il se demande à un autre et dans la confession nous demandons le pardon à Jésus. Le pardon n’est pas le fruit de nos efforts, mais c’est un cadeau, c’est un don de l’Esprit saint, qui nous comble de la fontaine de miséricorde et de grâce qui jaillit sans cesse du cœur grand ouvert du Christ crucifié et ressuscité. En second lieu, il nous rappelle que ce n’est que si nous nous laissons réconcilier dans le Seigneur Jésus avec le Père et avec nos frères que nous pouvons être vraiment dans la paix. Et cela, nous l’avons tous ressenti dans le cœur quand nous allons nous confesser, avec un poids sur l’âme, un peu de tristesse ; et quand nous recevons le pardon de Jésus nous sommes en paix, avec cette paix de l’âme si belle que seul Jésus peut donner, seulement Lui.
(...)
« Mais père, j’ai honte... ». La honte aussi est une bonne chose, il est bon d’avoir un peu honte, car avoir honte est salutaire. Quand une personne n’a pas honte, dans mon pays nous disons qu’elle est « sans vergogne » : une « sin verguenza ». Mais la honte aussi fait du bien, parce qu’elle nous rend plus humbles, et le prêtre reçoit avec amour et avec tendresse cette confession et, au nom de Dieu, il pardonne. Également du point de vue humain, pour se libérer, il est bon de parler avec son frère et de dire au prêtre ces choses, qui sont si lourdes dans mon cœur. Et la personne sent qu’elle se libère devant Dieu, avec l’Église, avec son frère. Il ne faut pas avoir peur de la confession ! Quand quelqu’un fait la queue pour se confesser, il ressent toutes ces choses, même la honte, mais ensuite quand la confession se termine, il sort libre, grand, beau, pardonné, blanc, heureux.
(...)
Chers amis, célébrer le sacrement de la réconciliation signifie être enveloppés par une étreinte chaleureuse : c’est l’étreinte de la miséricorde infinie du Père. Quant à moi je vous dis : chaque fois que nous nous confessons, Dieu nous embrasse, Dieu fait la fête ! Allons de l’avant sur cette route. Que Dieu vous bénisse !

Retrouvez ce texte en intégralité sur le site http://www.vatican.va/

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