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      Semaine de prière 2015

Semaine de prière 2015

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  • 17 janvier 2015
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Du 18 au 25 Janvier 2015, catholiques, protestants et orthodoxes s’unissent pour prier pour l’unité des chrétiens.
Les textes de la Semaine de prière 2015 nous proviennent du Brésil, ils ont été retravaillés lors d’une rencontre interconfessionnelle et internationale en septembre 2013 à Sao Paulo. Le thème est tiré du récit évangélique de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine (Jean 4,1-42), le titre retenu en français est "Jésus dit à la femme : donne-moi à boire".

Nous nous sommes rassemblés pour une soirée de prière œcuménique le mardi 20 janvier à 19h au temple adventiste, 130 avenue de Paris à Roanne.


« Jésus dit à la femme : donne-moi à boire »


Le contexte ecclésial et religieux du Brésil a conduit les Églises de ce pays à choisir le texte de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine comme fil conducteur de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2015.

En effet, le Brésil vit dans un climat d’intolérance qui se manifeste par un fort degré de violence, spécialement envers les minorités et les plus vulnérables. Dans ce contexte, comme dans le nôtre, l’Évangile nous presse à nouer le dialogue avec tous.

Célébrer chaque jour de la semaine


1er jour : "Il nous faut traverser la Samarie (Jn 4,4)

Que signifie donc la phrase : « Il fallait traverser la Samarie » que nous lisons dans l’Évangile de Jean ? Bien plus qu’une question de géographie, il faut y voir un choix de Jésus : « Traverser la Samarie » semble vouloir dire qu’il est nécessaire d’aller à la rencontre de l’autre, de celui qui est différent et qui est souvent perçu comme une menace.

2ème jour : "Fatigué du chemin, Jésus était assis au bord du puits" (Jn 4,6)

Il arrive encore qu’au lieu de la recherche commune de l’unité, ce soient la compétition et les disputes qui caractérisent les relations entre les Églises. Au Brésil, c’est ce à quoi on a assisté ces dernières années. Certaines communautés célèbrent leurs vertus et, pour attirer de nouveaux membres, vantent les avantages que peuvent en retirer leurs fidèles. Certaines vont même jusqu’à penser que plus leur Église est grande et puissante et le nombre de leurs membres est élevé, plus elles sont proches de Dieu, allant même jusqu’à se présenter comme les seuls vrais adorateurs, ce qui n’a pas manqué de provoquer des violences et un manque de respect vis-à-vis des autres religions et traditions chrétiennes. Ce genre de marketing compétitif engendre à la fois la méfiance entre les Églises et une perte de crédibilité de l’ensemble des chrétiens dans la société. Quand la compétition augmente, c’est « l’autre » communauté qui devient l’ennemi à combattre.

3ème jour : "Je n’ai pas de mari (Jn 4,17)

En lisant ce passage, ces questions viennent naturellement à l’esprit. Quoi qu’il en soit, il semble que Jésus soit intéressé par une toute autre dimension de l’existence de cette femme : il constate quelle est sa vie mais reste accueillant à son égard, de manière à ce que la
rencontre véritable puisse advenir. Jésus n’insiste pas sur une interprétation moralisatrice de sa réponse mais paraît vouloir la mener au-delà. Et de fait, la femme finit par changer d’attitude envers Jésus. Les obstacles que pouvaient constituer leurs différences culturelles et religieuses passent à l’arrière plan et laissent place à quelque chose de bien plus important : une rencontre établie dans la
confiance. À cet instant même, Jésus, par son attitude, nous offre la possibilité de nous ouvrir à de nouveaux horizons et de nous interroger davantage : émergent alors des questions venant défier les attitudes de dénigrement et de marginalisation des femmes, des questions sur les différences qui restent un obstacle sur le chemin de l’unité, cette unité que nous cherchons et pour laquelle nous prions.

4ème jour : "La femme alors abandonna sa cruche" (Jn 4,28)

Si la Samaritaine abandonne sa cruche, c’est parce qu’elle vient de recevoir un don plus grand, un bien plus important que l’eau qu’elle venait chercher, et parce qu’elle a compris quelle est vraiment sa place dans sa communauté. Elle prend conscience de cette richesse supérieure que cet étranger juif, Jésus, vient de lui offrir.
Nous avons du mal à reconnaître la valeur, la bonté et même la sainteté de ce qui nous est étranger et appartient à un autre. Cependant, reconnaître la bonté et la sainteté des dons appartenant aux autres est une étape incontournable dans notre recherche de l’unité visible.

5ème jour : "Tu n’as pas même un seau et le puits est profond" (Jn 4,11)

Bon nombre de chrétiens pensent connaître à eux seuls toutes les réponses et n’avoir besoin de l’aide de personne. Si nous nous enferrons dans cette perspective, nous y perdons beaucoup. Aucun de nous ne peut atteindre les profondeurs divines et pourtant, la foi en Dieu exige que nous puisions toujours davantage dans les eaux du mystère. Seuls, nous ne saurions y parvenir. L’aide de nos frères et sœurs chrétiens nous est indispensable. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons atteindre la profondeur du mystère de Dieu.

6ème jour : Une source jaillissant en vie éternelle. (Jn 4,14)

Romi, une infirmière de Campo Grande, était pasteur pentecôtiste. Dans son quartier, un dimanche dans la nuit, une jeune indigène de seize ans totalement 31 seule dans une baraque mit au monde un petit garçon. On la trouva gisant sur le sol et perdant du sang. Romi la conduisit à l’hôpital. On s’informa pour savoir où habitait la famille de Semei, la jeune fille. Des parents furent identifiés mais aucun d’eux ne voulut s’occuper d’elle. Semei et son enfant n’avaient aucun endroit où aller. Romi les accueillit chez elle, dans sa modeste maison. Elle ne connaissait pas Semei et il faut savoir que de forts préjugés contre les indigènes subsistent a Campo Grande. Semei continuait à avoir des problèmes de santé mais la grande générosité de Romi fit naître à son tour une attitude bienveillante de la part de ses voisins. Veronica, une autre jeune mère catholique, allaita l’enfant de Semei qui n’était pas en condition de le faire. Semei appela son fils Luc Nathanaël et rapidement, ils purent quitter la ville pour aller vivre dans une ferme. Mais Semei n’oublia pas la bonté de Romi et de ses voisins.

7ème jour : "Donne-moi à boire" (Jn 4,10)

Les chrétiens devraient avoir la certitude que la rencontre et l’échange avec les autres, même s’ils appartiennent à une autre tradition religieuse, peut nous transformer et nous aider à atteindre les profondeurs du puits. Apprendre à connaître ceux qui nous sont étrangers en désirant puiser de l’eau de leur puits nous fait découvrir « les merveilles de Dieu » que nous proclamons.

En savoir plus

- le site de l’unité des chrétiens en France : www.unitechretienne.org

- Contact à Roanne : Catherine Papouzopoulos au 04 77 71 39 40 (le matin).
- Contact temple adventiste : 09 81 83 58 55

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