MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES 15 novembre 2020,

« Tends ta main au pauvre » (Si 7, 32)

Depuis 4 ans, le pape François a fait du 33ème dimanche du temps ordinaire, le dimanche des pauvres. Je vous laisse quelques lignes de son message qui peuvent éclairer ce temps de confinement que nous vivons :

5. Tendre la main fait découvrir, avant tout à celui qui le fait, qu’existe en nous la capacité d’accomplir des gestes qui donnent un sens à la vie. Que de mains tendues pouvons-nous voir tous les jours ! Malheureusement, il arrive de plus en plus souvent que la hâte entraîne dans un tourbillon d’indifférence, au point que l’on ne sait plus reconnaître tout le bien qui se fait quotidiennement, en silence et avec grande générosité. C’est souvent lorsque surviennent des événements qui bouleversent le cours de notre vie que nos yeux deviennent capables de voir la bonté des saints “de la porte d’à côté”, « de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu » (Exhort. ap. Gaudete et Exultate, n. 7), mais dont personne ne parle. Les mauvaises nouvelles abondent sur les pages des journaux, sur les sites internet et sur les écrans de télévision, au point de laisser croire que le mal règne en maître. Pourtant il n’en est pas ainsi. Certes, la méchanceté et la violence, l’abus et la corruption ne manquent pas, mais la vie est tissée d’actes de respect et de générosité qui, non seulement compensent le mal, mais poussent à aller au-delà et à être remplis d’espérance. 

7. Cette pandémie est arrivée à l’improviste et nous a pris au dépourvu, laissant un grand sentiment de désorientation et d’impuissance. Cependant, la main tendue aux pauvres ne vient pas à l’improviste. Elle témoigne de la manière dont on se prépare à reconnaître le pauvre afin de le soutenir dans les temps de nécessité. On n’improvise pas les instruments de miséricorde. Un entraînement quotidien est nécessaire, à partir d’une prise de conscience que nous, les premiers, avons combien besoin d’une main tendue vers nous.

Ce moment que nous vivons a mis en crise beaucoup de certitudes. Nous nous sentons plus pauvres et plus faibles parce que nous avons fait l’expérience de la limite et de la restriction de la liberté. La perte du travail, des relations affectives les plus chères, comme l’absence des relations interpersonnelles habituelles, a tout d’un coup ouvert des horizons que nous n’étions plus habitués à observer. Nos richesses spirituelles et matérielles ont été remises en question et nous avons découvert que nous avions peur. Enfermés dans le silence de nos maisons, nous avons redécouvert l’importance de la simplicité et d’avoir le regard fixé sur l’essentiel. Nous avons mûri l’exigence d’une nouvelle fraternité, capable d’entraide et d’estime réciproque. C’est un temps favorable pour « reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde […]. Depuis trop longtemps, déjà, nous avons été dans la dégradation morale, en nous moquant de l’éthique, de la bonté, de la foi, de l’honnêteté. […] Cette destruction de tout fondement de la vie sociale finit par nous opposer les uns aux autres, chacun cherchant à préserver ses propres intérêts ; elle provoque l’émergence de nouvelles formes de violence et de cruauté, et empêche le développement d’une vraie culture de protection de l’environnement » (Lett. enc. Laudato Si’, n. 229). En somme, les graves crises économiques, financières et politiques ne cesseront pas tant que nous laisserons en état de veille la responsabilité que chacun doit sentir envers le prochain et chaque personne.

François

33ème DIMANCHE temps ordinaire année A

4ème journée mondiale des pauvres – journée du secours catholique

Proposition de Liturgie domestique, à vivre seul ou avec des proches ou en famille : Commençons par nous remettre devant cette merveille : ce dimanche, ce n’est pas nous qui allons à l’église, c’est Dieu qui vient à nous, dans notre maison ! C’est une grande part de la nouveauté Chrétienne : non plus l’homme qui se hisse vers Dieu… mais Dieu qui vient à l’homme pour l’élever !

  • Préparons un lieu, avec ce que vous voulez… un bouquet, une bougie, une icône ou une image, une Bible

  • Prenons un temps de silence pour accueillir Dieu qui vient : … il vient… et nous donne sa Paix

  • Chantons un chant que nous aimons bien… un chant de louange ou un chant d’appel à l’Esprit Saint.

  • Demandons-lui son pardon pour nos péchés de cette semaine.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  (Mt 25, 14-30)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’

Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’

Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’ Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.

À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »

Si vous êtes en famille ou avec d’autres voici une proposition pour aider à un partage :

Il n’est pas toujours facile de reconnaître ses talents reçus de Dieu ! Et si chacun des membres de la famille disait aux autres les « talents » reçus de Dieu par son frère, sa sœur, son papa, sa maman, son fils, sa fille ?

Si vous êtes seule voici une proposition pour aider à un temps de méditation personnelle:

Faire défiler dans notre mémoire toutes les personnes qui nous entourent, qui comptent ou ont comptés pour nous… et rendre grâce pour les talents reçus par les autres et dont nous avons bénéficié… Rendre grâce au Seigneur également pour les talents que nous avons reçus.

QUELQUES MOTS SUR L’EVANGILE

Charles Peguy écrivait : « Ce qui m’étonne dit Dieu, c’est l’espérance »… ce dimanche, en lisant l’évangile, nous pourrions dire : « ce qui m’étonne, c’est la confiance de ce maître distribuant ses biens » ! A l’époque, le talent est une mesure qui représente le salaire de 16 années de travail ! Voyez la générosité… voyez la confiance !

Mais pourquoi ne donne pas la même chose à chacun ! Est-ce une injustice ? Remarquons au contraire qu’il confie ses biens à hauteur des capacités de chacun… comme s’il donnait à chacun selon ce qu’il peut « gérer ».

Arrêtons-nous sur ce troisième serviteur. Que lui est-il reproché ? En cachant le talent de son maître, il a poursuivi sa vie sans tenir compte de ce don. S’il ne l’a pas fait fructifié, il s’est mis au service d’un autre projet, ou bien est-il « paresseux » comme le dit la parabole.

Mais la source de son attitude est la peur, une peur venant de ses idées sur cet homme : il le prend pour un voleur qui moissonne ce qu’il n’a pas semé ! Cette peur rejoins sans doute celle d’Adam et Eve après qu’ils aient voulu vivre sans Dieu disant « Je t’ai entendu, et j’ai eu peur, alors, je me suis caché »… au Seigneur qui voulait vivre en communion avec eux.

En donnant cette parabole à ses disciples au moment où il va quitter ce monde, Jésus leur indique ce qu’il attend d’eux : il va remettre en leur main tous ses biens : on peut penser à l’Evangile, aux sacrements, à l’Eglise… mais aussi au monde et aux pauvres en particulier… Bref, Son trésor ! Et il leur demande de le faire fructifier car ces trésors sont porteurs de vie.

En nous donnant aujourd’hui ces paroles, il me semble que le Seigneur veut nous faire regarder les dons particuliers que le Seigneur nous a fait, de les considérer comme « adaptés » à nos capacités, et enfin, de Lui faire confiance pour les mettre au service de son Règne.

En ces temps difficile, nous pouvons être tentés par le découragement face à l’adversité de ce monde. Cet évangile nous invite à vivre dans une grande reconnaissance : le Seigneur fait de nous ses serviteurs. C’est une identité merveilleuse. Et pour cette mission, il nous a donné non seulement des capacités humaines mais aussi des dons divins qui leurs sont adaptés pour l’assumer. Ayons confiance dans la puissance des dons que le Seigneur nous a fait.

PRIERE UNIVERSELLE préparée par la fraternité de Mably

I – Saint Paul nous dit que nous sommes tous des fils de la lumière… « ne restons pas endormis… soyons vigilants ». Seigneur, donne nous d’apprendre toujours du plus pauvre, avec lui nous pourrons inventer de nouvelles manières de vivre ensemble en Eglise et en humanité.

II – Monsieur Rodhain, fondateur du Secours Catholique, disait « des mains qui travaillent sont des mains qui prient ». Seigneur, fait que les décideurs politiques, les soignants, les enseignants et tous ceux qui travaillent au service du bien commun restent, malgré les difficultés actuelles, à l’écoute de tous.

III – Le Pape François nous invite à « reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres ». Seigneur, nous te prions pour tous ceux qui souffrent de maladie, d’angoisse, d’exclusion, de pauvreté… qu’ils soient vus et reconnus pour la richesse qu’ils nous apportent.

IV – « Chacun a reçu de Dieu un don qui lui est personnel : l’un celui-ci, l’autre celui-là ». Seigneur, en cette période troublée, aide nous à redonner l’espérance à ceux qui voient leur avenir assombri et qui souffrent de cette pandémie avec toutes les conséquences, sanitaire, économique et sociale.

Notre Père

Décider d’une démarche : voici quelques propositions :

Ecrire sur un bout de papier, le talent reçu de Dieu que nous voudrions faire fructifier cette semaine. Et chaque soir, faire le point avec le Seigneur sur ce talent

En lien avec la lettre du pape François pour cette journée mondiale des pauvres : trouver le moyen, cette semaine, de « tendre la main aux pauvres » : c’est souvent la meilleure façon de faire fructifier les biens reçus de Dieu.

Chant final de votre choix : un chant de confiance ? un chant à la Vierge Marie ?

Messes

sur la page Facebook de la paroisse

Samedi – dimanche – lundi à 11h – Du mardi au vendredi à 8h45 précédée des laudes à 8h30.

Exposition du Saint Sacrement

Chaque jeudi à l’église Saint Etienne, de 9h30 à 18h30 pour une prière personnelle.

Services – visites à domicile – Partage – Témoignage

Alix et Tiphaine, deux jeunes étudiantes lyonnaises ont rejoint notre paroisse pour ce temps de confinement pour apporter leur aide, leur service, leur témoignage. N’hésitez à nous demander si vous désirez leur aide, service ou témoignage. Appeler l’un des prêtres pour cela.

RECEVOIR LA COMMUNION

Vous êtes nombreux à nous avoir demandé de participer à l’eucharistie ou de recevoir la communion. Etant donné que les restrictions du gouvernements perdurent, et qu’il est donc difficile de demeurer longtemps sans ce pain que la prière du Notre Père appelle non seulement « nourriture essentielle » mais « nourriture sur-essentielle » (traduit par « pain quotidien »), sachez que nous pouvons porter la communion a ceux qui ne peuvent se déplacer et, que dimanche, à l’issue de la messe a huit clos célébrée à l’église Sainte Anne, les portes seront ouvertes entre 12h et 13h a ceux qui le veulent, pour recevoir la communion eucharistique.

Vous savez que la communion eucharistique n’est pas un « en soi », mais une participation personnelle à l’eucharistie du Seigneur célébrée par l’Eglise… c’est pourquoi, pour recevoir avec profit spirituel cette communion, il est essentiel de s’être uni le matin à la messe célébrée par l’Eglise, soit sur Facebook, soit à la télévision ou à la radio… Autre méthode traditionnelle : la récitation personnelle et privée des laïcs de la liturgie de la parole de la messe et même de la liturgie eucharistique (évidement de manière purement intérieure). Ce peut être aussi une belle manière de vous unir à l’eucharistie du Seigneur. Enfin, notamment pour les familles, la liturgie domestique de ce livret, surtout si elle s’accompagne après le Notre Père d’un vrai temps de silence pourquoi pas devant le Crucifix, peut correspondre à cette nécessaire préparation spirituelle à la communion.

Il est bon que cette communion « couronne » une semaine de prière, d’écoute de la parole, et soit vécue comme un envoi en mission pour vivre le partage fraternel comme nous y invite le Pape en ce dimanche des pauvres.

P. Etienne Guibert