Au premier abord, les personnes à qui nous nous adressons semblent hermétiques à la pensée d’un Dieu d’Amour. Et puis, en dialoguant, elles s’aperçoivent  que l’on peut lui demander de l’aide. 
Aussi, même si c’est un Dieu tel qu’on le conçoit chacun, il semble qu’il nous aime et veut notre bonheur. 
Finalement, on peut lui parler et lui confier nos demandes car il nous écoute. “
David 
Les personnes rencontrées s’aperçoivent qu’en réalité, elles ont soif de Dieu.

 

 

Tout en parlant, les gens ont aussi besoin  de se confier et aussi de dire, sans tabou, les blessures ,les incompréhensions qu’elles ont parfois ressenties par rapport à l’Église. 
Et d’ailleurs, cela les apaisent. 
Et la vocation du prêtre est mieux comprise. Finalement, il y a une prise de conscience que l’on est tous des pauvres qui ont besoin de mendier la miséricorde du Seigneur. 

Après l’échange, le contact est plus apaisé. Les sourires sont présents. 
Bien sur, il y a aussi des personnes qui n’accueillent pas le dialogue.
Mais pour d’autres un retour à la vie  de prière ou à l’église n’est plus exclu..Certains d’entre eux avaient parfois  des larmes aux yeux et nous ont d’ailleurs confié leurs gros soucis !!!
La carapace qu’ils s’étaient forgées est tombée….

David

Samedi dernier fut une belle journée pour évangéliser dans la rue. Nous avons fait de belles rencontres : dans la chapelle, un jeune d’environ 6/7 ans me demande comment faire le signe de croix, pose pleins de questions, en visitant la chapelle, une maman avec son enfant, entrée en catéchuménat depuis plusieurs semaines, touchée par notre demande d’intentions de prières ; des groupes de jeunes priant pour leurs grands-parents, dont un groupe qui a préféré écrire leurs intentions de prières dans la chapelle pour plus d’intimité. Quel bonheur de voir que la foi est plus vivante que jamais, l’Esprit Saint a soufflé fort et la pluie de ce samedi a irrigué le temple que nous sommes. Il faut juste réveiller ce qui est au fond de notre cœur. A l’année prochaine…

Véronique

pour moi cette journée a été vraiment surprenante. J’étais franchement inquiète à l’idée d’aller à la rencontre des gens, je pensais surtout au regard des autres sur moi. Une fois arrivée sur le lieu d’évangélisation j’avais juste envie de rebrousser chemin mais avec mon binôme (Myriam) on s’est vraiment senti poussé à persévérer. Il y a eu en effet quelques refus bien que nous n’ayons eu aucune réaction aggressive. Et nous avons eu aussi la joie de rencontrer d’autres personnes qui nous ont remercié pour notre démarche. Il y a eu entre autre un couple de retraités heureux de voir que des jeunes croyaient encore en Dieu et avaient à cœur de partager leur foi, nous avons longuement échangé et ce fut un très bon moment en toute simplicité. Après cet échange nous avons continué notre démarche et petit à petit le temps s’est gâté, nous avons décidé de commencer à retourner à la chapelle quand nous avons vu un jeune sous son parapluie qui attendait sur un banc. Nous avons senti qu’il fallait aller le voir. En effet ce jeune avait eu une semaine très très dur et connaissait une période vraiment compliquée avec sa maman. Ce jeune nous dit qu’au fond de lui il croit, sa famille est musulmane mais il nous a dit qu’il avait déjà assisté à une messe et qu’il avait beaucoup aimé. Touché par notre démarche, il a décidé de nous raccompagner sous son parapluie jusqu’à Saint Michel, et nous avons eu le bonheur de le voir assister à toute la veillée de louange. Il a pu échanger longuement avec l’un de nos prêtre et d’autres personnes de l’église, il est parti avec un grand sourire et une profonde reconnaissance. Nous sommes convaincues Myriam et moi que quelque chose s’est passé dans son cœur. Vraiment cette journée a été forte, et j’avais cette joie dans le cœur de voir l’action de Dieu à travers nous malgré nos faiblesses et nos craintes. Je ne dis pas qu’en renouvelant l’expérience je n’aurais plus peur mais je pense que je serais d’avantage dans l’abandon et la confiance.
Gloire à Dieu

Alix

 

« Efforçons-nous d’être une Eglise qui trouve de nouvelles routes, qui est capable de sortir d’elle-même et d’aller vers celui qui ne la fréquente pas, qui s’en est allé ou qui est indifférent. » Pape François

Aller à la rencontre des gens pour leur dire la BONNE NOUVELLE : « Dieu aime chacun de nous, quel qu’il soit ».

Je me suis sentie interpelée… mais aller au-devant des gens… les aborder dans la rue… cela me paraissait difficile ! J’y vais ? J’y vais pas ? Une petite voix intérieure me disait : « vas-y ».

Je suis tout de même allée et ce, en traînant les pieds… à la chapelle St Michel où l’on devait se retrouver.

Là : Musique et chants de louange ; Enseignement ; Explication sur ce que l’on devait faire

Temps de prière (ma décision a été prise à ce moment- là, j’ai demandé à l’Esprit Saint de m’accompagner et de m’éclairer)

Envoi et distribution des lieux

Nous devions être en binôme (les apôtres allaient deux par deux).

J’ai rencontré Pascale, l’une et l’autre étions d’accord pour cheminer ensemble… Nous avons beaucoup sympathisé et étions en osmose.

Munies de petites feuilles où l’on devait inscrire les intentions de prière confiées par les gens rencontrés, nous nous sommes rendues place de la Loire.

Auparavant nous nous étions mises d’accord sur notre façon de procéder : on aborderait à tour de rôle, lorsque l’une parlerait, l’autre prierait.

 

 

Première rencontre :

Rue J. Jaurès : un jeune homme souriant était dans ma trajectoire , je l’ai abordé : Bonjour, nous sommes catholiques, demain c’est la fête de la Pentecôte, nous prierons pour vous, avez-vous une intention à nous confier ?

Réponse : Je suis athé mais merci pour votre amour !

Réponse : Dieu vous aime

D’autres rencontres place de la Loire :

Un jeune couple avec un enfant : nous sommes un peu croyants mais pas pratiquants, nous allons très peu à l’église. Malgré leur surprise l’échange a été très intéressant.
Un couple avec leur vieille maman tout d’abord surpris par notre démarche mais conversation intéressante sur l’Eglise.
Une dame promenant sa fille handicapée dans un fauteuil roulant. Une vie difficile confortée par la prière.
Un couple non intéressé par notre démarche mais respectueux.
Avec Pascale nous sommes revenues avec le cœur léger, on s’est dit que notre démarche valait la peine.

On a essayé de semer, la récolte fût-elle bonne ?

Seigneur, MERCI de nous avoir envoyées pour témoigner de ton amour immense.

Suzanne