Nouveau pape Léon XIV : tout savoir sur son élection

Religion

Par Nicolas

Nouveau pape Léon XIV : tout savoir sur son élection

L’article en bref

Le cardinal Robert Francis Prevost devient Léon XIV, 267ᵉ successeur de Pierre, après un conclave rapide.

  • Élection surprise : Le cardinal américain Prevost, figure méconnue, élu en quatre tours de scrutin seulement, devant le favori Pietro Parolin
  • Parcours missionnaire : Vingt années au Pérou auprès des plus pauvres, puis préfet du Dicastère pour les évêques à Rome depuis 2023
  • Symbolique du nom : Référence à Léon XIII et sa doctrine sociale, avec la devise augustinienne « In Illo uno unum » pour l’unité dans le Christ
  • Priorités affichées : Soutien ferme à l’Ukraine avec un appel téléphonique au président Zelensky et invitation à visiter Kiev
  • Voyages prévus : Nicée pour le 1700ᵉ anniversaire du concile, Fátima, le Pérou et potentiellement l’Ukraine en zone de conflit

Je me souviens encore avec émotion de ce soir du 8 mai 2025, lorsque la fumée blanche s’éleva majestueusement de la cheminée de la chapelle Sixtine. Installé dans mon bureau de l’église de Roanne, j’ai suivi avec ferveur l’annonce de l’élection du nouveau pape Léon XIV. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris qu’il s’agissait du cardinal Robert Francis Prevost, figure relativement méconnue du grand public. Permettez-moi de vous guider à travers les moments clés de cette élection historique et de vous présenter celui qui désormais guide notre sainte Église.

L’élection inattendue du successeur de François

L’élection de notre nouveau pape Léon XIV s’est déroulée avec une rapidité qui témoigne d’un consensus remarquable parmi les princes de l’Église. En seulement quatre tours de scrutin sur vingt-quatre heures de conclave, les 133 cardinaux électeurs ont désigné celui qui deviendrait le 267ᵉ successeur de Pierre. Cette célérité contraste avec certains conclaves historiques et révèle l’action de l’Esprit Saint.

La fumée blanche et les premières paroles

Lorsque le cardinal américain Robert Francis Prevost apparut sur la loggia de la basilique Saint-Pierre, son émotion était palpable. Des larmes perlaient au bord de ses yeux tandis qu’il prononçait ces mots qui resteront gravés dans l’histoire : « Le mal ne prévaudra pas ». Ces paroles, qui rappelaient étonnamment celles de Jean Paul II, soulevèrent un tonnerre d’applaudissements parmi la foule massée sur la place. Son sourire spontané et sa voix emplie de foi touchèrent immédiatement les fidèles du monde entier. Pour la première fois dans l’histoire bimillénaire de notre Église, un homme né aux États-Unis accédait au trône de saint Pierre.

Une surprise pour les observateurs

Je dois avouer que cette élection constitua une stupéfaction pour nombre d’entre nous qui suivons attentivement les affaires du Vatican. Le cardinal Prevost ne figurait point parmi les papabili régulièrement évoqués dans les cercles ecclésiaux. La plupart des observateurs pariaient encore sur la victoire de Pietro Parolin, ancien numéro deux du pape François et favori annoncé du scrutin. Cette silhouette furtive, vêtue d’un imperméable noir, que l’on apercevait parfois le matin place Saint-Pierre demeurait largement méconnue du grand public. Lorsque son nom fut prononcé, un murmure d’incompréhension parcourut la foule assemblée.

Un parcours d’humilité et de service

Né le 14 septembre 1955 à Chicago, dans une famille d’ascendance française, italienne et espagnole, Robert Francis Prevost incarne véritablement l’universalité de notre Église. Sa maîtrise de cinq langues – l’anglais, l’espagnol, l’italien, le français et le portugais – lui confère une capacité exceptionnelle à dialoguer avec les cultures diverses. Son entrée chez les Augustins en 1977 marqua le début d’un cheminement religieux exemplaire. Ordonné prêtre à Rome le 19 juin 1982, il gravit progressivement les échelons de son ordre mendiant jusqu’à devenir prieur général de l’Ordre de Saint-Augustin de 2001 à 2013.

Un pasteur façonné par l’expérience missionnaire

L’expérience péruvienne du Saint-Père constitue indéniablement le creuset où s’est forgée sa vision pastorale. Durant près de vingt années, il servit le peuple de Dieu dans ce pays d’Amérique latine, affrontant les défis considérables d’une Église en terre de mission.

Vingt années au service du peuple péruvien

Dès 1985, le futur pontife partit en mission au Pérou, où il devint chancelier de la prélature territoriale de Chulucanas. Après un bref retour aux États-Unis, il regagna le Pérou en 1988 pour diriger le séminaire des Augustins de Trujillo. J’ai été particulièrement touché d’apprendre qu’il fonda une paroisse dans un quartier défavorisé de la périphérie de cette ville. Cette proximité avec les pauvres et les exclus, ces périphéries existentielles dont parlait déjà son prédécesseur, imprégnera sans nul doute son pontificat. En 2015, il fut nommé évêque du diocèse de Chiclayo dans un contexte particulièrement difficile pour l’Église locale.

Une ascension romaine discrète

En avril 2023, le pape François l’appela à Rome pour succéder au cardinal Ouellet comme préfet du Dicastère pour les évêques. Cette nomination révélait la confiance que lui accordait le pontife argentin. Ce dicastère joue effectivement un rôle central dans la sélection et la nomination des évêques à travers le monde entier. Créé cardinal le 30 septembre 2023, Monseigneur Prevost accompagna François lors de ses déplacements à Marseille en 2023 et à Ajaccio en 2024. Quelle ne fut pas ma joie, avec mon expérience de serviteur de l’Église en France, de voir celui qui deviendrait notre Saint-Père fouler notre sol national.

La signification du nom choisi

Élément symbolique Signification
Nom de règne Léon XIV – Référence à Léon XIII et à la doctrine sociale
Devise In Illo uno unum – L’unité dans le Christ
Armoiries Lys blanc et cœur transpercé – Conversion augustinienne

En choisissant le nom de Léon XIV, notre Saint-Père se place dans la continuité de Léon XIII, ce grand pape qui forgea la doctrine sociale de l’Église au XIXᵉ siècle. L’encyclique Rerum novarum, publiée en 1891, demeure une pierre angulaire de l’enseignement social catholique. Ce choix signifie clairement que son pontificat sera ancré dans la modernité tout en demeurant soucieux des pauvres et des marginalisés.

Les orientations du nouveau pontificat

Les premiers jours du pontificat de Léon XIV nous ont offert des signes précieux quant aux orientations qu’il entend imprimer à son ministère pétrinien. Sa devise « In Illo uno unum », tirée d’un commentaire de saint Augustin sur le psaume 127, annonce un règne placé sous le signe de l’unité et de la communion ecclésiale.

Une position ferme sur le conflit ukrainien

Lors de sa première prière dominicale le 11 mai, le Saint-Père déclara porter dans son cœur les souffrances du peuple ukrainien bien-aimé. Il appela à une paix véritable, juste et durable. Cette prise de position marque une évolution significative par rapport aux déclarations de son prédécesseur sur l’invasion russe de l’Ukraine. Le lundi 12 mai, il s’entretint téléphoniquement avec le président Volodymyr Zelensky, qui l’invita à effectuer une visite apostolique à Kiev. Cette conversation, qualifiée de chaleureuse et substantielle, témoigne d’un rapprochement entre le Vatican et l’Ukraine.

Les premiers voyages envisagés

L’intronisation solennelle est prévue le 18 mai 2025. Plusieurs destinations sont évoquées pour les premiers déplacements pontificaux :

  • Nicée en Turquie : pour commémorer le 1700ᵉ anniversaire du concile de 325, événement fondateur du christianisme primitif
  • Le sanctuaire de Fátima : lieu marial cher aux catholiques du monde entier
  • Le Pérou : terre d’élection où le Saint-Père passa vingt années de sa vie sacerdotale
  • Kiev en Ukraine : suite à l’invitation présidentielle, un voyage hautement symbolique

Un appel à la responsabilité collective

Monseigneur Pierre-Yves Michel, évêque de Nancy et Toul, exprima admirablement les sentiments de nombreux évêques français. Il souligna l’importance de prier pour notre nouveau pasteur universel tout en rappelant que nous ne devons point tout attendre de lui. Chacun porte une responsabilité dans sa mission propre au sein du corps mystique du Christ. L’année jubilaire en cours nous appelle à devenir des pèlerins d’espérance, marchant ensemble sur le chemin de la synodalité que le pape François a tracé.

Vers une Église renouvelée dans l’unité

Le pontificat qui s’ouvre devant nous promet d’être placé sous le signe de l’unité et de la collégialité. L’appartenance du Saint-Père à l’ordre mendiant des Augustins, réputés pour leur attachement à la tradition autant qu’à la charité, constitue un gage rassurant pour les fidèles. Sa connaissance approfondie de la curie romaine et son expérience internationale forgent un profil de pontife à même de rassembler et d’apaiser notre Église.

Lors d’une conférence que j’animai récemment dans notre diocèse, j’ai partagé ma conviction profonde que l’élection de Léon XIV constitue un signe providentiel pour notre temps troublé. Le processus unique du conclave a porté ses fruits, manifestant une fois encore l’action de l’Esprit Saint dans la gouvernance de l’Église. Les prières que nous avons élevées durant cette période d’attente ont été exaucées.

Notre nouveau Saint-Père incarne merveilleusement l’universalité catholique par son enracinement familial et son itinéraire personnel. Sa capacité à dialoguer avec les cultures diverses, son attention aux périphéries existentielles et son engagement pour la justice sociale annoncent un pontificat fécond. Puisse-t-il, comme Léon XIII avant lui, guider notre Église à travers les défis du XXIᵉ siècle avec sagesse et discernement. Confions-lui notre prière quotidienne afin qu’il soit cet artisan d’unité et de communion que notre monde divisé appelle de ses vœux.

Sources externes : wiki de l’Église et wiki de la réligion Catholique.

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