Cité fortifiée médiévale bretonne surplombant l'océan Atlantique

Blog

Par Nicolas

Que faire à Saint-Malo : guide complet des attractions

L’article en bref

Saint-Malo conjugue histoire médiévale, patrimoine maritime et paysages côtiers d’exception. Voici ses attraits essentiels :

  • Les remparts et le château : 1 754 mètres de fortifications du XVIIIe siècle offrant des vues spectaculaires sur la baie et l’accès au musée d’histoire
  • La cathédrale Saint-Vincent : édifice roman-gothique aux vitraux modernes lumineux, repos symbolique de Jacques Cartier
  • Les îlots et le littoral : Grand Bé avec la tombe de Chateaubriand, plage du Sillon de 3 km, piscine d’eau de mer à Bon-Secours
  • Excursions proches : Mont-Saint-Michel (45 km), Cap Fréhel, Cancale, Dinan médiévale, Dinard en navette
  • Patrimoine maritime vivant : répliques de bateaux corsaires comme l’Étoile du Roy naviguant dans la baie

Saint-Malo porte en elle quelque chose d’unique : cette tension perpétuelle entre la pierre et la mer, entre la mémoire des corsaires et l’horizon infini. Je me souviens de ma première promenade sur les remparts, un matin de novembre, avec ce vent qui balaie tout et cette lumière qui semble venir d’ailleurs. La ville m’a saisi d’emblée, comme elle saisit tout pèlerin qui s’y aventure. Savoir que faire à Saint-Malo, c’est comprendre qu’on n’analyse pas seulement une cité touristique, mais un lieu habité par des siècles d’histoire, de foi et d’aventure humaine.

Les essentielles patrimoniaux : remparts, cathédrale et monuments historiques

Arpenter les remparts de Saint-Malo, c’est parcourir 1 754 mètres de fortifications construites par Garangeau, l’architecte de Vauban, au XVIIIe siècle. Un tour complet demande environ 45 minutes. Depuis ces hauteurs de pierre, la vue sur la baie, les îlots et le port donne le sentiment de veiller sur quelque chose de sacré. Les bastions Saint-Philippe et de la Hollande, ce dernier édifié en 1674 puis remanié en 1708, rythment cette marche avec la solennité de sentinelles.

Le château de Saint-Malo, érigé dès 1424 par les ducs de Bretagne, abrite aujourd’hui le musée d’histoire de la ville. Ses tours témoignent de plusieurs époques : la tour générale date de 1475, tandis que la tour Quic-en-Groigne, bâtie entre 1498 et 1501 à l’initiative d’Anne de Bretagne, affiche encore son caractère souverain. La Tour Bidouane, avec ses 22,70 mètres de hauteur et ses murs atteignant 3 mètres d’épaisseur, impressionne autant par ses proportions que par son histoire.

La cathédrale Saint-Vincent, joyau spirituel de la cité

Construite à partir du XIIe siècle, la cathédrale Saint-Vincent mêle harmonieusement styles roman et gothique. Ses vitraux modernes, refaits après les destructions de 1944, créent un mur de lumière aux couleurs changeantes qui transforme l’intérieur à chaque heure du jour. C’est là que repose symboliquement la mémoire de Jacques Cartier, l’explorateur malouin qui, mandaté par le roi François Ier, remonta le fleuve Saint-Laurent en 1534 jusqu’à Hochelaga, l’actuel Montréal.

La Grand’Porte mérite aussi qu’on s’y arrête. En 1552, deux tours vinrent renforcer cet accès stratégique. La statue de Notre-Dame de la Grand’Porte, dite Notre-Dame des Miracles, en marbre datant probablement du XVe siècle, aurait stoppé un incendie en 1661 selon la tradition. L’originale, restaurée, est conservée à l’intérieur même de la cathédrale.

Les îlots du Vaste Bé et du Modeste Bé

À marée basse, on accède à pied au Grand Bé, où repose François-René de Chateaubriand, né à Saint-Malo en 1768. Il avait souhaité n’entendre là que la mer et le vent. Les vestiges de la chapelle Notre-Dame-des-Lauriers ajoutent à la gravité du lieu. Le Fort National voisin, construit en 1689 par Siméon Garangeau sur ordre de Louis XIV, complète ce paysage fortifié d’une rare cohérence.

Plages, nature et activités en plein air à Saint-Malo

La plage du Sillon s’étend sur 3 kilomètres entre le Fort National et la pointe de Rochebonne. Char à voile, catamaran, kitesurf à Paramé : les activités nautiques y sont nombreuses quelle que soit la saison. L’hiver, les grandes marées, les plus importantes d’Europe, transforment la digue du Sillon en spectacle brut et saisissant.

La plage de Bon-Secours, nichée au pied des remparts intra-muros, possède une piscine d’eau de mer alimentée par les marées, ce qui permet de se baigner même quand l’océan se retire. À marée basse, la pêche à pied devient une activité idéale sur les rochers et les bancs de sable.

Le parc de la Briantais et les espaces verts

Le parc de la Briantais s’étend sur 27 hectares et surplombe la Rance. La vue y embrasse la tour Solidor, Dinard, la Richardais et l’estuaire dans toute sa largeur. Accessible aux personnes à mobilité réduite, cet espace vert offre une respiration bienvenue entre deux visites de monuments.

À 5 kilomètres de Saint-Malo en direction de Cancale, les Rochers Sculptés de Rothéneuf constituent une curiosité absolue. L’abbé Fouré, prêtre devenu sourd et muet, a taillé ces personnages étranges dans la roche à la fin du XIXe siècle. L’entrée coûte 2,50 euros. C’est l’un de ces lieux qui rappellent que la foi, parfois, s’exprime dans la matière même.

Les grands voiliers et le patrimoine maritime

Navire Type Année Longueur
Étoile du Roy Réplique frégate corsaire 1745 (original) 47 mètres
Ar Zénith Dundee breton 1939 21 mètres
Renard Côtre corsaire (réplique) 1812 (original) Non précisé

Le Renard fut le dernier navire armé par Robert Surcouf. Sa réplique navigue dans la baie depuis 1991. Ces bateaux ne sont pas de simples attractions : ils portent la mémoire d’une ville qui se définit par la mer.

Excursions et découvertes aux alentours de Saint-Malo

Savoir que faire à Saint-Malo implique aussi de regarder au-delà de ses remparts. La région offre des horizons remarquables à portée de route ou de train.

Voici quelques excursions à ne pas manquer :

  1. Le Mont-Saint-Michel, à 45 kilomètres, avec son abbaye médiévale classée.
  2. Le Cap Fréhel, à 45 minutes en voiture, relié au fort de La Latte par le sentier des douaniers GR34, qui court sur 2 000 kilomètres de côtes bretonnes.
  3. Cancale et ses huîtres, moins de 10 euros la douzaine au port.
  4. Dinan, à 30 kilomètres, ville médiévale perchée à 75 mètres au-dessus de la Rance, ancienne résidence des Ducs de Bretagne.

Dinard, accessible en 10 minutes par la navette de la Compagnie Maritime Dinardaise, mérite une demi-journée pour sa promenade du Clair de Lune, ses villas Belle Époque et la plage de l’Écluse. Pour ceux qui souhaitent prolonger leurs découvertes vers d’autres sites historiques normands, la page consacrée aux activités immanquables à Sainte-Mère-Église offre un complément précieux.

Rennes, capitale de la Bretagne, se rejoint en 45 minutes de TER pour 7 à 15 euros. La gare SNCF de Saint-Malo est à 10 minutes à pied de l’intra-muros. Pour ceux qui viennent de Paris, le TGV direct effectue le trajet en 2 heures 20.

La gastronomie locale mérite une attention particulière. Le beurre Bordier, fabriqué selon des approches artisanales et travaillé à la main dans des malaxeurs en bois, est une institution. Le Kouign Amann, les galettes de sarrasin et les craquelins, tradition malouine depuis 1923, complètent ce tableau savoureux. Saint-Malo nourrit le corps autant qu’elle élève l’âme.


Sources : wiki de l’Église, wiki de la réligion Catholique

Laisser un commentaire